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Du Live au studio

Depuis ses débuts, YEW cultive un goût sans nuances pour l’énergie que permet de déployer le Live. Les recherches en studio ont été moins immédiates, moins évidentes. Comme si deux façons de faire diamétralement opposées existaient et régissaient la création musicale, sans pouvoir s’inspirer mutuellement. Ces expériences n’ont cependant pas manqué de richesse. En 2013, The Fall, premier album du groupe sous la forme actuelle (sept membres), abrite notamment un remarquable duo avec Arno (Between up and Down) et a été suivi d’une tournée en France, en Suisse, en Angleterre et dans les grands festivals de Belgique francophone (Dour, BSF, Couleur Café, Ardentes...). Musicalement, The Fall amorçait un tournant. Il signait une forme de renaissance pour le groupe, qui avait évolué auparavant entre le rock et les musiques traditionnelles. Le champ des possibles s’élargissait et les directions s’y multipliaient. The Fall laissait les membres du groupe à un carrefour.

Au terme d’un temps de pause nécessaire, ils ont emprunté l’une des routes offertes en laissant les autres derrière eux. De cette route est né BAM BAM BAM. Capturer la dynamique du Live, ramener l’énergie et la spontanéité d’un instant entre les murs du studio, c’était le pari pour ce nouvel opus. Les titres qui le composent ont été enregistrés au cours de deux sessions ouvertes au public. Une expérience unique. Un moment suspendu, logé quelque part entre la fulgurance du temps qui passe et l’apesanteur du studio. Entre fureur de vivre et contemplation, les morceaux gravés portent le témoignage de cette seule journée. C’est l’univers de BAM BAM BAM. Un disque qui revient à une façon plus élémentaire et plus directe d’enregistrer la musique, et qui quelque part donne une dimension plus sincère aux morceaux. Eviter de s’enliser dans le temps, chercher non pas l’urgence mais la juste vitesse de l’album, et surtout, réinventer le Live, le cultiver et le contenir pour que son souffle diffus soit capté par les micros et se grave pour de bon.

Du studio au Live

Le groupe présentera ses nouveaux morceaux sous deux formules différentes. La première, dans un dispositif tout à fait classique (scène, public face au groupe, énergie débridée du live), la seconde, plus intimiste et plus solennel, à la frontière de l’entre-deux mondes trouvée lors de l’enregistrement de l’album. Une expérience unique tant pour les spectateurs que pour les musiciens, que le groupe cherche aujourd’hui à partager au plus grand nombre. Cette tournée, menée en parallèle à la première, sortira des sentiers battus et pourra jalonner les lieux les plus insolites. Car ces concerts seront « silencieux ». Aucun amplificateur, aucune enceinte, aucune scène ne seront présents. L’écoute se fera au casque. Le groupe réparti en un petit cercle, un public restreint (d’une centaine de personnes) l’entourant, c’est le dispositif du studio qui sera reproduit pour ces concerts particuliers. Un dispositif qui pourrait paraître contraignant et isolant. Il n’en est rien. C’est une expérience inédite, une écoute collective de la musique où l’immersion est immédiate. Le passage nécessaire par un casque diffusant pour chacun la même chose agit comme un sas vers un lieu où tous se retrouvent. La musique devient alors le seul lien entre tous, avec la complicité active de chacun.